Naïveté

Catégorisé comme improvisations, poésie
un arbre dans la prairie
Jeune j'étais trop vieux pour mon âge 
Vieux je suis trop jeune pour mon âge 
Ma naïveté m'aura perdu dans l'abandon
Tant de bouches se seront pressées sur la mienne
Qu'à la fin je me délaisse
Ainsi, tout est leurre
Dieu, le Devoir et l'Amour 
Je ne veux personne autour de mon cercueil 
Qu'un grand feu qui monte dans la nuit
Et puis vous oublierez tout cela
Comme le siècle vous a oublié
Que l'humus me tienne par ses mains
Mon chien me lit
Je ne suis pas d'ici
Ni d'ailleurs
Tout cela, ma vie
N'aura servi absolument à rien
Et cela n'a absolument aucune espèce d'importance
Pourquoi une vie serait-elle utile ?
Comme un objet 
Je ne crois plus en votre amour
A peine en votre désir
Un jour, Il abandonna la poésie 
Avant de partir trafiquer au bout du monde
Puis de revenir misérable 
Et c'était lui que j'aimais
Doux et insaisissable 
Impensé 
Mon ange calciné
La destruction méthodique des guerres
La canicule dans mes veines
La Mort qui cogne à mon front 
Comme une grosse pute 
Ce que je croyais
Mais c'était juste une colère mémorable 
Il faut que je sorte de la prison
L'oubliette où j'ai sauté
Mais la clé dans votre main
Muette
Est restée 
Iris en hiver

Voir encore

Publié le
Étiqueté

Un commentaire ?